Bonjour

Qui suis-je ?

Sylvie-7

Je m’appelle SylVie Rimlinger, j’ai 54 ans, j’habite La Réunion depuis 1990. J’exerce mes activités artistiques sous pseudonyme. Vie 464 est mon pseudo pour les arts plastiques, et Vie QuatreSixQuatre celui pour la littérature.

Pourquoi 464 ?

Je suis née dans le département n°46 (c’est mon Lot!) en 1964.

Ces deux nombres, 46 et 64, je les ai retrouvés partout sur mon passage. Je les aime bien. En plus d’être des nombres miroirs, ils sont riches de potentialité. 46 est le nombre de chromosomes humain, 64 le nombre de codons d’ADN. Il y a aussi 64 cases au jeu d’échecs, 64 hexagrammes dans le yi king, 64 bits faisant fonctionner les registres du processeur de l’ordinateur sur lequel j’écris…

J’ai un chien, un chat, une petite maison plantée au centre d’un petit jardin, en location. Rien d’autre. Pas de plan d’épargne. Pas de portefeuille d’actions. Pas de bien immobilier. Pas d’héritage en vue.

Je pratique le yoga et la méditation avec irrégularité mais persévérance.

Du plus loin que je me souvienne, les livres ont toujours tenu une grande place dans ma vie.

A l’âge de quatre ans, j’ai eu un accident, grave, que j’ai moi-même déclenché. Il m’a laissée paralysée pour de longs mois. La gamine pleine d’énergie que je semble avoir été jusque-là (mon plus lointain souvenir se situe lorsque j’ai sept ans) a fait place, par obligation, à une enfant capable de s’absorber la journée entière en lecture et en écriture.

Issue d’une famille de lectrices à la limite de la boulimie, je disposais, pour terrain d’investigation, d’une maison entière, bibliothèque de neuf pièces aux murs couverts de livres en tous genres. Plus les couloirs, les escaliers, le grenier.

Beaux livres reliés dorés sur tranche, Sélection du Reader’s digest, collection de bandes dessinées humoristiques, résultat d’héritages successifs ou lots de ventes aux enchères, un éventail largement ouvert se présentait à moi et je n’ai jamais souffert d’aucune restriction dans mes choix. A dix ans, je lisais Béru et ces dames et Le Meurtre de Roger Akroyd et je m’amusais beaucoup de la langue fleurie de ce monsieur Frédéric Dard, j’admirai l’ingéniosité de dame Agatha Christie.

Ma mère et moi étions inscrites à la bibliothèque municipale et chaque semaine, nous allions y faire notre marché pour découvrir les nouveautés et discuter longuement avec la bibliothécaire du dernier Doris Lessing.

Durant toute mon adolescence, j’ai utilisé l’écriture comme exutoire et noirci un certain nombre de cahiers. La poésie avait ma préférence. J’ai écrit autant de vilains sonnets que de poèmes libres. Si on m’avait demandé de choisir entre Victor Hugo et Jacques Prévert, j’aurais demandé pourquoi. Je m’étais attachée à Raymond Queneau et L’Instant fatal reste un de mes plus intenses souvenirs de lecture.

Et puis j’ai eu dix-huit ans et j’ai quitté, du jour au lendemain, le foyer familial, pour m’essayer à la vie en grande ville. J’étais une jeune fille rebelle et j’ai plaqué le lycée avant le bac. Je voulais vivre.

Au fil des années j’ai continué à écrire, sporadiquement, surtout quand la vie me jouait des tours et que j’avais de nouveau besoin d’exprimer ma peine ou ma colère.

Aux pires moments de mes tourments, j’écrivais ma rage sur les murs de mon salon la nuit et au matin, je raccrochais, par-dessus, les tableaux, si bien que personne n’en voyait jamais rien.

Je me suis aussi essayée à la nouvelle, mais ma prose n’était pas satisfaisante à mes yeux. J’avais une idée rigolote et je me disais, tiens, je vais écrire une nouvelle. C’était toujours dans le registre fantastique. Je lisais beaucoup de SF et parallèlement, j’avais découvert les écrivains sud-américains, parmi lesquels le grand, l’immense José Luis Borges.

Évidemment, je n’étais pas de taille ! J’ai cessé d’écrire.

Pas de lire. De lire, je n’ai jamais cessé.

En 2013, assez tard dans ma vie professionnelle mouvementée, donc, à la suite d’une série de synchronicités à faire pâlir n’importe quel coach en développement personnel, j’ai sauté à pieds joints sur l’opportunité d’apprendre le dessin et la peinture à l’huile lors d’une formation longue.

Je revenais à la création, par une autre porte.

J’y pris beaucoup de plaisir et j’y découvris une part de moi-même que je n’avais jamais soupçonnée. Finalement, j’étais capable de produire quelque chose de valable à mes propres yeux. Me voilà devenue plasticienne.

En 2015, je voyage au Brésil, dans des circonstances tout à fait initiatiques. Le regard que je porte sur moi-même change à nouveau. A mon retour, je n’ai qu’une certitude : Je veux écrire.

Puis j’oublie, une nouvelle fois. J’attaque la création d’une série de collages à base de jeux de cartes découpés. Chaque tableau nécessite de nombreuses heures de découpage et de mise en place, pendant lesquelles mon imagination galope. Je commence l’écriture d’une forme littéraire sans trop savoir où je vais. Par petits bouts. Par petits bonds.

En 2019, j’ai 196 pages de notes plus ou moins mises en forme, je sais enfin comment l’histoire se terminera.

Les Histoires vraies du Bougreloche. Il s’agit plutôt d’un conte. Pas vraiment un conte pour enfants. Pas un conte de fées, encore qu’on y croise quelques dragons et autres créatures n’appartenant pas à l’espèce humaine.

Disons, Un “conte de moi”, pour m’amuser avec les mots et avec les idées.

Pourquoi j’écris

J’écris parce que c’est vital.

J’écris parce que c’est la seule chose qui me fasse vraiment kiffer.

J’écris pour me connecter à moi-même.

J’écris pour me connecter au monde d’une autre manière.

J’écris parce que j’apprends de l’écriture énormément de choses nouvelles, légères ou profondes.

J’écris parce qu’à cinquante-quatre ans, j’ai enfin l’impression d’avoir vraiment quelque chose à dire et la manière de le dire.

J’écris parce que des mots me viennent dans mon sommeil et que je les aime.

J’écris parce que je lis.

J’écris pour être lue.

J’écris parce que, écrivant, je sais que je suis à ma place.

Et toi ? Ecris-tu ? Dans ce cas, que réponds-tu à cette question ? Pourquoi écris-tu ?

Bienvenue dans mon blog. Sens-toi à l’aise.

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