le mieux ennemi du bien ou COMMENT TROP DE RECHERCHE TUE LA RECHERCHE

Me voila lancée !

Ma résolution de la journée : Écrire un premier article sur ce blog que je me suis donnée pour but d’alimenter chaque semaine, quoi qu’il arrive.

Un petit tour vite fait bien fait à l’aide de mon moteur de recherches préféré, j’ai nommé Mozilla, et je me jette dans le vide.

Ma mission : Rechercher dans les blogs d’écrivains et les chaînes youtube les quelques conseils de base avant tout travail d’écriture un tantinet sérieux.

business-pug-working-on-laptopC’est à peu près ma tête lorsque je fais des recherches

Ce que je sais déjà

À mon avis, on va me dire de prendre des notes pour ne pas laisser s’enfuir de bonnes idées, de m’installer au calme, de prévoir un temps réservé à l’écriture chaque semaine et de m’y tenir. La discipline, non de dieu, la discipline !

Je m’attends aussi à lire des conseils du genre “sachez pourquoi vous voulez écrire”,  “fixez-vous un objectif précis”, “choisissez la forme littéraire qui vous convient, conte, roman, essai, poème…” “éclaircissez le thème de votre roman”…

Tous conseils, en fait, qui conviennent pour l’élaboration de n’importe quel projet, fut-il de voyage, de construction, de formation, de création ! Enfin bref pour tout projet, quel qu’il soit.

Je me doute bien aussi qu’il va m’être conseillé d’écrire sur un sujet qui me tient à coeur, de rester moi-même et de prendre du plaisir. Ça tombe bien. Je suis là pour ça.

Voyons voyons… Hum… Voui… OK… Ah ah ! Hou… Déjà !

Comment ça il est midi ?

Voilà trois heures que je me balade de blog en blog, furetant par ici, fouinant par là. Que je saute allègrement d’une vidéo à un article et d’un compte Amazon à un site internet. Que je lis parler –on dit bien “entendre parler”- de tel ou telle écrivain.e dont l’existence était pour moi tout à fait inconnue il y a quelques instants et qui serait susceptible de guider mes premiers pas contre une somme, certes pas modique, mais amplement justifiée.

 

Trois heures où j’erre de découverte en redite, griffonnant quelques notes au passage, cherchant un fil rouge évident, une méthode, si possible gratuite, un pas-à-pas clair et précis, quelque chose à appliquer tel quel.

Oh des injonctions, j’en trouve ! Des conseils définitifs, aussi. Des évidences péremptoires et des propositions de manuel gratuit et plus si affinités, ça ne manque pas. Il n’y a même que ça. Et encore. Et encore.

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Dans le labyrinthe des blogs

Un écueil classique

L’apprentie que je suis rencontre un écueil ô combien classique que vous connaissez sûrement, puisque vous êtes là. Comment ne rien rater ? Comment ne pas passer à côté de la bonne page, du bon conseil, du meilleur coach ?

Par où commencer ? Qui suivre ?

Trier des infos peut vite se révéler chronophage.

Ici, une question cruciale : Aurais-je une si haute idée de moi-même que je prétends écrire du premier coup un ouvrage magistral qui prouverait au monde entier mon intelligence et ma grande créativité, un roman digne du Goncourt, un best-seller ? Dois-je vraiment TOUT maîtriser, TOUT savoir de mon projet avant de commencer ?

Mais non ! SURTOUT PAS ! Quelle drôle d’idée ! Quel intérêt de faire un voyage lorsqu’on sait tout par avance, l’itinéraire, les horaires, les rencontres, les expériences… les imprévus ?

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Au début du chemin

Ce sont les imprévus qui font tout le piment

Ah, voila qui me parle ! Force est de constater que depuis toujours (54 ans c’est pas bezef à l’échelle de l’univers, mais quand même, pour moi, c’est tout ce que j’ai en conscience!), ce sont les imprévus qui font tout le piment. Sans les imprévus, comment grandir ?

Quant aux expériences, je veux bien les vivre moi-même, au lieu de profiter de celles des autres.

De plus, ce qui est certain, c’est que si je continue ainsi je vais perdre à ce jeu beaucoup d’énergie, sans être plus avancée. Je suis fauchée. J’ai peu de temps. Je veux écrire. Je suis over motivée (oui je sais ça n’est pas du bon français, mais ça se dit, non ?).

Or donc (et toc!), je tranche !

À partir de maintenant, je vais me renseigner plutôt sur ce qu’est la structure narrative d’un bon livre (Wikipedia sera ma bible). Et mettre les mains dans le cambouis sans attendre.

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La semaine prochaine : Le point de départ du roman. Ce que je vais écrire. De quoi ça va parler.

C’est parti !

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2 Replies to “le mieux ennemi du bien ou COMMENT TROP DE RECHERCHE TUE LA RECHERCHE”

  1. Bonjour Sylvie

    Félicitations pour ce premier article
    J’ai hâte de découvrir la suite

    Pour moi trop d’informations nuit à notre efficacité car on ne sait plus quoi choisir, on ne sait plus où donner de la tête 🙂

    Vous posez la question” comment ne rien rater ? ”
    On ratera toujours des choses, on ne peut pas tout avoir au vu de la quantité de l’information et du renouvellement de celle ci.
    Par contre on a des informations et c’est déjà très bien !
    Nous n’avons pas rien 👍

    Pour les autres questions, il est possible de passer à côté des meilleures choses mais après c’est la vie 🙂
    Tant qu’on a pas essayé les choses, nous ne pouvons pas dire si c’est mieux ou moins bien !

    Pour finir, je partage votre avis sur le fait que si on attend de tout maîtriser avant de commencer, on ne commencera jamais !

    A bientôt
    Julien

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