OBSTACLE ET SECOND SOUFFLE

POLAR

PREMIER OBSTACLE

Me voila rendue au moment redouté. Il faut continuer, ne pas lâcher l’affaire, avancer coûte que coûte dans le premier jet.

Pourtant, cette semaine, l’écriture devient moins passionnante, je rame.

Je rédige, plus que j’écris. J’ai ça en horreur, s’il y a bien une chose dont je veux me tenir éloignée, c’est la rédaction purement scolaire, introduction, développement, conclusion, description, concordances des temps… Tout ce que j’ai appris à l’école et qui me tient si éloignée de la littérature. Tout ce qu’il me faut oublier. J’affronte.

La semaine de repos m’a fait quand même beaucoup de bien et j’ai réussi à pondre mes 8 huit pages à peu près comme je l’avais programmé aujourd’hui. Mais ce premier jet est loin d’avoir la patate que j’aime. La langue me parait pauvre. Les images convenues. Ce n’est pas du tout ça.

JE CHERCHE LE SECOND SOUFFLE

Plus la destination se précise, plus le chemin s’ouvre, plus les possibles se referment. De plus en plus, aller d’un point A à un point B. Forcément, la trajectoire se dessine. Ça m’en fiche un coup.

Ce que j’aime, c’est trouver un nouveau chemin, partir là où je ne m’attendais pas, rôder. Et me voilà en train de remplir des cases…

Je suis, déjà, en train de chercher un second souffle, alors que je n’en suis même pas au cinquième du voyage.

Allons, tout n’est pas perdu, courage ! Écrire n’est pas qu’un pensum, sacrebouille !

Foutredieu ! Torche-cul ! Corne d’Auroch ! (ah ça, ça fait du bien !)

Je vais laisser reposer un peu au fond du tiroir et poursuivre durant la semaine ce premier jet jusqu’où je peux le mener. Je reviendrai lundi prochain sur ce que j’ai écrit aujourd’hui, pour te livrer quelques pages un peu meilleures.

Je ne t’ai pas dit ? J’ai pris des vacances. Je me suis mise en congé, spécial écriture. Ce serait quand même dommage de ne pas en profiter ! Miledieu !

L’HISTOIRE SE RESSERRE

C’est donc ce que j’ai fait. J’en ai profité.

J’ai resserré l’histoire en un temps très court, le plus court possible. Entre la mort de Mémère dans le premier chapitre et le dénouement, il se passe exactement neuf jours, pas un de plus. Durant ces neufs jours, des destins se croisent, des gens meurent, d’autres se trouvent, des blessures s’ouvrent et d’autres commencent à cicatriser.

J’ai démarré tranquillement, présentant les personnages un par un, un chapitre chacun… maintenant j’accélère ! Il y a, parfois, dans la vie des gens, de ces accélérations imprévues qui mettent du piment dans le quotidien. Mes personnages en sont là. J’en suis là. Le plus difficile étant de prendre le temps qu’il faut, quelques mois, pour écrire une action qui se déroule sur quelques jours.

J’étais un peu dans le flou et j’ai dû, pour m’en sortir sans me planter, être un peu raisonnable, avancer un peu moins le nez au vent. J’ai eu recours à un calendrier, une frise temporelle, sur laquelle j’ai noté précisément qui est où et quand.

Finalement, un peu de méthode, c’est pas si mal.

Un peu de méthode aussi pour établir la chronologie de l’histoire familiale de Mia, noir sur blanc, puisque toute la première partie s’articule autour de flash-back, dangereux à manier dans le vide, un tantinet casse-gueule. Que s’est-il passé douze ans plus tôt ? Tu le sauras an lisant le prochain épisode de…

Me voila avec des tableaux, des notes… scolaire, un peu, quand même et malgré moi.

UN PERSONNAGE EN CHAIR ET EN NOTES

J’ai quand même une bonne nouvelle.  Après la lecture exhaustive de POLAR, le grand panorama de la littérature noire, de Clémentine Thibault et Mikaël Demets, aux Editions de La Martinière, j’ai enfin abordé un aspect essentiel qui m’échappait jusque là : qui mène l’enquête ?

Mon personnage d’enquêteur est sorti des limbes. Il a une famille, une enfance, une vie professionnelle,… et plus guère d’illusions.

Dans la plus pure tradition, c’est un vieux mec désabusé –vraiment ?- à deux doigts de la retraite, qui préfère la compagnie des arbres à celles des hommes. Il s’appelle Gabriel Rabot.

Il lui manque encore un peu de chair, je ne sais rien de son aspect physique ni du timbre de sa voix. Je vais travailler dessus, promis

Tu feras sa connaissance la semaine prochaine.

D’ici là, je commence à publier du côté des Histoires vraies, pour ne pas te lâcher en chemin et tenir mon engagement de t’offrir du nouveau chaque semaine.

Merci de tes encouragements, à tout bientôt.

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