LA SEULE DIFFERENCE ENTRE ERNEST J.GAINES ET TOI

Tout d’abord, laisse-moi préciser quelque chose.

POURQUOI J’ÉCRIS ?

J’écris parce que c’est vital.

J’écris parce que c’est la seule chose qui me fasse vraiment kiffer.

J’écris pour me connecter à moi-même.

J’écris pour me connecter au monde d’une autre manière.

J’écris parce que j’apprends de l’écriture énormément de choses nouvelles, légères ou profondes.

J’écris parce qu’à cinquante-quatre ans, j’ai enfin l’impression d’avoir vraiment quelque chose à dire et la manière de le dire.

J’écris parce que des mots me viennent dans mon sommeil et que je les aime.

J’écris parce que je lis.

J’écris pour être lue.

J’écris parce que, écrivant, je sais que je suis à ma place.

Et toi ? Écris-tu ? Dans ce cas, que réponds-tu à cette question ? Pourquoi écris-tu ?

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POURQUOI UN BLOG ?

Si tu as lu les lignes précédentes, tu sais que j’écris, depuis 4 ans, un livre “Les Histoires vraies du Bougreloche”, qui n’est toujours pas terminé. Tu sais aussi que je veux être lue.

Le blog est la façon que j’ai trouvée pour aller plus vite, pour accélérer le processus.

Mon idée, au départ, il y a quelques mois, était d’y recenser les techniques d’écriture qui marchent et de les partager avec d’autres apprenti(e)s auteur(e)s.


A propos de ce mot, “auteur”…  Auteure, autrice… La controverse fait rage.  Autrice serait plus conforme à la règle de formation de la langue française. Soit. C’est une règle qui souffre de nombreuses exceptions. Dans autrice, j’entends “eau triste”. Quelque chose de plat, de sombre et de mort. Dans auteure, j’entends “hauteur”, promesse d’élévation et de neiges éternelles. Ce n’est pas toi qui me contredira, amie lectrice, toi qui comprends si bien le langage des oiseaux. J’ai tranché. Ce sera auteure.


En même temps, ces techniques d’écriture qui marchent, je les aurai utilisées pour écrire un roman.

Après de nombreuses recherches sur le net, j’ai trouvé, effectivement, quelques blogs donnant des conseils qui m’ont paru sages et avisés.

Beaucoup d’autres, aussi, où après quelques articles du genre “les 10 étapes de l’écriture d’un roman”, l’auteur fait la pub pour son coaching.

C’est de bonne guerre.

Curieuse comme je suis, j’ai cherché à savoir qui étaient ces auteurs et ce qu’ils avaient publié.

Quelques-uns proposent de lire leurs écrits pour se faire une opinion. C’est la moindre des choses. C’est là que le bât blesse. Je n’ai rien trouvé qui me fasse rêver. Rien qui me fasse m’exclamer “Waow, je veux écrire comme ça !”

Sans compter que pour être coachée, il faut être coachable. Ce qui n’est (peut-être!) pas mon cas. J’ai la tête très dure quant à ce que je crois bon pour moi, je n’apprends que de mes propres expériences, pas de celles des autres.

Revenant un peu en arrière sur le “pourquoi j’écris”, je me rends bien compte qu’il ne s’agit pas du tout du “pourquoi je veux être coachée”.

Est-ce que je veux être blogueuse, au fait… Et bien non. Est-ce que je veux, moi-même, devenir coach. Et bien non. Je veux écrire et je veux être lue. C’est tout.

J’ai donc pris une décision. Ce blog deviendra, finalement, le moyen de publier au fur et à mesure mon roman en train de s’écrire.

Je continuerai cependant à suivre avec assiduité la formation de bloging que j’ai entreprise, afin de donner à https://ecrire-de-la-fiction.com la meilleure audience possible.

Pour les conseils d’écriture, je me tournerai plutôt vers des auteurs accomplis, publiés, irréfutables. Les autobiographies ne font pas défaut. Les auteurs sont bavards, au moins sur le papier. Voilà qui fait mon affaire.

 

MES ENGAGEMENT ENVERS TOI

Ami, amie, que tu sois auteur.e. en devenir ou lectrice assidue, je ne te promets pas d’être la nouvelle Colette, ni même, plus proche de nous, la nouvelle J.K. Rolling, mais je promets de faire toujours de mon mieux, de ne publier que des chapitres sur lesquels j’aurai vraiment travaillé, de lire tous tes commentaires et d’y répondre.

Je m’engage à publier chaque semaine un nouveau chapitre, ou à défaut, une nouvelle inédite. Il est envisageable que je sois victime d’une panne en cours de route, je n’ai pas prétention à l’infaillibilité.

Il se peut aussi que je partage avec toi les réflexions sur l’écriture qui me sont venues en lisant ou en prenant soin de mon jardinet.

Chaque lundi, je publierai.

Je te propose de me faire part de tes réflexions, de me renseigner sur l’effet que ma prose produit sur toi.

 

MA LEGITIMITE A DONNER DES CONSEILS

Si d’aventure tu écris toi-même (c’est merveilleux!), n’hésites surtout pas à prendre contact.

Qu’il soit, cependant, définitivement clair que je n’ai, à ce stade, aucune légitimité pour donner des conseils d’écriture.

Je ne suis pas professeur, je n’ai pas de diplôme attestant que j’ai suivi un cursus de lettres, modernes ou anciennes. Je n’ai encore rien publié.

Pour la pratique, je te propose d’y aller ensemble. Écrivons, moi mon roman, toi le tien, et partageons nos expériences.

C’était le premier objet de mon blog https://ecrire-de-la-fiction.com et j’espère sincèrement que ce que j’y publierai pourra t’aider à passer à l’action.

Ceci dit, voyons un peu comment les autres s’y prennent.

 

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MAIS COMMENT FONT-ILS ?

Tout d’abord, voyons comment font les autres. Pur hasard, j’ai choisi les écrivains américains. J’admire beaucoup les écrivains américains que j’ai pu lire. Pas toi ?

Pour effectuer mon analyse, je me suis appuyée sur L’Amérique des Écrivains, de Pauline Guéna et Guillaume Binet.


Pauline Guéna (Fleuve (2005, Prix du Premier Roman) et Guillaume Binet, respectivement écrivaine et photographe, ont publié chez Robert Laffont un magnifique bouquin que je vous recommande de vous procurer si vous voulez comprendre comment écrire “comme un écrivain américain”.

Pour écrire “L’Amérique des Écrivains” (sous-titré road trip, Prix des Lectrices de Elle), le couple a effectué un grand périple en famille et en camping-car, tout autour des États-Unis et du Canada, pour y rencontrer tous les écrivains qui ont accepté un entretien.

Les photos de Guillaume, mystérieuses et poétiques, nous immergent avec beaucoup de douceur dans l’ american way of life. Les brèves transitions écrites par Pauline entre deux rencontres sont elles-même un voyage en écriture, une belle découverte en ce qui me concerne.

Les entretiens de Pauline avec Laura Kaschicke, Russel Banks, Richard Ford ou encore Denis Lehane -ils sont 26 à avoir dit oui- nous en apprennent beaucoup sur l’art de l’écriture.


Petit tour d’horizon sur un sujet qui me tracasse… “Mais comment font-ils?”

COMMENT DEMARRENT-ILS ?

Si tu lis ce document, c’est peut-être bien que toi aussi, tu as en tête une idée de roman que tu voudrais écrire, sans savoir par où commencer.

Comme moi, tu es sûrement subjugué(e) par la langue de Gilles Archambault, le savoir-faire de Margareth Atwood, la puissance de Dinaw Mengestu.

T.C Boyle te transporte, Georges Pelecanos t’embarque, Craig Davidson te fait voyager.

A toi, je peux bien le dire, le maître absolu, selon moi, c’est James Lee Burke. Et Christophe Mercier, le traducteur de James Lee Burke, car je le lis en français.

Écrire comme James Lee Burke et mourir, c’est le programme que je me suis fixé.

Écrire, tout de suite.

Mourir, beaucoup plus tard.

Tu as peut-être, comme moi, armé(e) de ton stylo-bille préféré ou de ton clavier, attaqué des dizaines de chapitres 1. Tu as noté au dentifrice les phrases qui te sont venues sous la douche, écrit des scènes stratégiques lors de matinées fébriles alimentées par des litres de café, dessiné des petits personnages reliés par des nuages de flèches en tout sens.

Peut-être t’es-tu essayé(e) au mind-mapping et as-tu préparé la carte mentale de ton intrigue.

Peut-être, aussi, as-tu refermé rageusement le couvercle de ton ordinateur plus d’une fois.

Tu relis ce que tu viens d’écrire et tu te dis “c’est nul”. Ça ne ressemble plus du tout à ce que tu avais en tête. Tu t’attelles à la tâche.

Tu supprimes trois phrases, tu changes un mot de place. Finalement tu l’effaces, dans ta quête jamais aboutie de plus de force, plus d’émotion.

Oh et puis ici ça ne marche pas super.

En revanche, il ne faut surtout pas y toucher à cette tournure.

La route est longue de l’idée de départ à la ligne d’arrivée, le mot fin sur la dernière page de la dernière mouture de ton sacrebouille de roman.

Mais comment font-ils, eux ?

Après lecture et analyse des recettes de vingt-six écrivains américains grâce à L’Amérique des Écrivains, je suis au regret de t’annoncer une très mauvaise nouvelle.

Un coup dur, pour toi, à ce stade. Pour moi aussi mais moi je l’ai digérée, j’ai un peu d’avance.

Ici, tu peux t’arrêter de lire pour ne pas gâcher ta journée, ou faire preuve de la témérité qui te caractérise et te rend unique aux yeux de ton entourage en prenant courageusement connaissance de la mauvaise nouvelle.

Tu es toujours là ?

OK.

LA MAUVAISE NOUVELLE

La marche à suivre infaillible, la progression étape par étape que l’on t’a conseillée sur le dernier blog littéraire cherchant à te vendre du coaching que tu as consulté, comme moi, à cet effet, n’existe pas.

C’est du pipeau.

De la bouillie pour les chats.

La recette parfaite de l’écriture de roman n’est pas de ce monde.

C’est merveilleux, n’est-ce pas ? Oui, ça, c’est la mauvaise nouvelle.

Elle est bonne, non, je t’ai bien eu(e )?

Depuis le temps que tu cherches, tu t’en doutais ?

Tu tentes une énième méthode, des fois que, par acquit de conscience ?

Hélas, on n’écrit pas de la fiction comme on écrit un article de blog.


Pour un article de blog, c’est simple. Long, mais simple. Il suffit de : Trouver le sujet, se renseigner sur ce que tes lectrices potentiels veulent savoir ou comprendre, faire une recherche et collecter des informations, analyser les informations, se faire un avis personnel sur le sujet, puis structurer ton texte en paragraphes en prenant soin de bien chiader tes titres et sous-titres pour faciliter la lecture en diagonale, écrire entre les sous-titres, autrement dit, boucher les trous, relire, vérifier l’orthographe, la syntaxe, le niveau d’écriture, rechercher des photos libres de droits pour illustrer ton article, ce qui est vivement conseillé sur internet.

Pour un rapport ou une thèse de doctorat sur n’importe quel sujet, c’est exactement la même démarche, en plus fouillé. Mais non, non, non. Ça ne marche pas pour de la fiction.


 

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Pour écrire de la (bonne!) fiction, aucune méthode n’est infaillible.

Ce qui ne veut absolument pas dire qu’il n’y ait pas un certain nombre de techniques sur lesquelles tu peux t’appuyer, à condition qu’elles soient adapté(es) à ton écriture. J’insiste. A condition qu’elles soient adaptées à TON écriture.

Ça ne veut pas dire non plus que tu ne dois pas mettre en place un rituel, t’imposer des règles, poser des garde-fous.

Développons. Nous arrivons au meilleur moment, la bonne nouvelle.

LA BONNE NOUVELLE

Tu es LIBRE, entièrement LIBRE, absolument LIBRE. Elle n’est pas bonne, ma nouvelle ?

Comment, ce n’est pas aussi pour ça que tu écris ? Tu préfères un peu de structure, qu’on te dise point par point comment faire ? Tu voudrais une To -do-list ? Tu serais rassuré(e) par un plan infaillible ? Tu peux toujours essayer. Puisque tu es libre.

Mais j’ai le regret de t’annoncer que l’inconscient ne fonctionne pas comme ça, et pour écrire, bien, un bon roman, tu as besoin de tout ton inconscient.

Dans ton inconscient se trouvent, entre autres choses, tes envies et tes besoins d’écriture, tes personnages, les actions qu’ils commettent, les chemins qu’ils arpentent.

Ton boulot à toi, en tant qu’écrivain, c’est tirer sur le fil de l’inconscient et les sortir de là pour leur conférer une existence, palpitante ou poignante.

Tu dois, toi, les mettre au monde.

Écrire un roman, c’est accoucher.

La bonne nouvelle, c’est que tu es libre d’accoucher à ton rythme, grâce à tes rituels, en suivant ton biorythme et en buvant du café ou du thé et même les deux.

Tu choisis le lieu, l’heure, la fréquence, la construction… qui te conviennent !

Ta façon à toi sera la bonne !

Trouve ta façon. La façon qui te ressemble. Ne t’astreins pas à de longues séances de travail dès cinq heures du matin si c’est le moment ou tu balades ton chien.

Ne t’impose pas de connaître toute l’histoire dans ses moindres détails avant de débuter s’il y a deux scènes centrales qui sont écrites dans ta tête depuis des années mais que tu ne connais rien d’autre.

Il n’y a aucune obligation de contrôler tout de a à z pour commencer, bien au contraire.

Pour beaucoup d’écrivains américains, les tentatives de bâtir le plan d’un roman avant d’en attaquer l’écriture se sont soldées par des échecs cuisants.

On ne devient pas James Lee Burke en claquant des doigts.

Mais comment font-ils ?

COMMENT COMMENCENT-ILS ?

Tu as raison, le début est crucial. Le début du roman, l’incipit, la fameuse première phrase censée accrocher la lectrice et la retenir dans tes filets tout au long des 300 pages.

Ce n’est pourtant pas de ce début là que je te parle, à ce stade.

Ce début là, tu peux l’avoir déjà écrit, le tourner et les retourner dans ta tête depuis des lustres, ou le trouver une fois l’intrigue bouclée et les 300 pages écrites, le mot FIN apposé sur un ultime feuillet.

Tu peux le changer cinquante fois, y revenir autant que bon te semblera.

Le vrai début, ton début à toi, c’est le moment où tu t’assieds pour commencer à mettre en forme ton idée.

Le début de ton aventure d’écriture plus que le début de l’écriture d’une aventure. See what i mean ?

Rassure-toi, ton chemin sera le bon.

 

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Quelques exemples tirés de L’Amérique des Ecrivains.


DENIS LEHANE (Ce Monde disparu, Un Pays à l’aube)

Je sais quelques trucs. Admettons, pour simplifier, qu’il y ait 26 étapes dans la construction d’une intrigue, nommées de A à Z. J’ai besoin de connaître A, pour commencer. M pour me diriger quelque part. Et X, une chose qui se passe à la fin. C’est tout. Le reste se dessine au fur et à mesure que j’avance. Quand je fais des plans, ils me brident, ils me retardent.”


MARGARETH ATWOOD (La Servante écarlate, C’est le Coeur qui lâche en dernier)

De son propre aveu, a essayé une fois de faire un plan et c’était un échec. Elle n’a pas terminé le roman car ça ne marchait pas.


RON RASH (Un silence brutal, Serena)

Commence avec une image. Jamais de plan.


WILLIAM KENNEDY (L’Herbe de Fer, Billy Phelan)

Invente l’intrigue au fur et à mesure. Il dit à Pauline “ça s’invente“.


CRAIG DAVIDSON (De Rouille et d’Os, Cataract City)

Laisse une idée s’installer puis commence un jour d’écrire. Rien de plus.


MARTIN WINCKLER (La Maladie de Sachs, Les Invisibles)

Avoue avoir besoin d’avoir le début et la fin.


RICHARD FORD (Canada, Indépendance)

A besoin de savoir où il va avant de commencer, mais avoue que ça ne se finit pas toujours comme il pensait au début. Il commence avec un titre en tête, qui n’est pas forcément celui qui sera retenu lors de la publication.


GEORGES PELECANOS (The Wire, Treme…Hard Révolution, Le Chien qui vendait des chaussures)

Prépare une documentation complète avant de démarrer l’écriture, mais il ne sait rien de l’intrigue au moment où il commence.


ERNEST J.GAINES (Colère en Louisiane, Dites-leur que je suis un homme)

Fait un plan, puis l’oublie. Il dit : “un livre, c’est comme un voyage en train. On va aller à New York en train. On sait que des passagers vont monter, d’autres descendre. Mais on ne sait pas comment ils seront habillés, où ils vont s’asseoir, ce qu’on va manger… On ne connaît aucun des détails. Mais on va bien à New York. Enfin parfois on atterrit à Philadelphie.


LA SEULE DIFFÉRENCE ENTRE ERNEST J.GAINES ET TOI

C’est rassurant, n’est-ce pas ? Si même lui ne sait pas où il va atterrir, je pense que tu peux toi aussi monter dans le train, non ?

Est-ce que tu te reconnais ? Est-ce que ce que dis là te parle ?

A ce stade, la bonne nouvelle, c’est que la seule différence entre Ernest J. Gaines et toi c’est que lui, il s’assoit, il écrit, il ne lâche pas l’affaire avant d’avoir complètement déroulé le fil de l’inconscient et accouché d’un nouveau bébé pétant de santé et promis à un bel avenir.

La bonne nouvelle, la très bonne nouvelle, c’est que ta façon de faire sera la bonne.

Assieds-toi.

Écris.

C’est tout.

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14 Replies to “LA SEULE DIFFERENCE ENTRE ERNEST J.GAINES ET TOI”

  1. Plutôt rassurant de savoir que de grands noms partent aussi à l’aventure sans savoir exactement ce qu’ils vont écrire ! C’est à peu près ce qu’il m’arrive à chaque fois que j’écris !

    J’écris pour dire mes ressentis
    J’écris pour transmettre
    J’écris pour toucher, peut-être,
    J’écris pour raconter
    J’écris pour laisser une trace

    🙂

  2. Superbe article!!
    Merci de nous ouvrir ton monde et de nous faire partager ta passion! Un vrai privilège pour nous. Et bravo pour cette belle mission que tu t’es lancée.

  3. Ecrire douze chapitre 1. Tu m’as touché en disant cela :-), parce que je m’y reconnais.
    J’aime écrire pour inventer et pour préciser une pensé. Mais je préfère de loin la parole qui est une improvisation et qui nous mènent vers des horizons insoupçonné.
    Cette citation “De son propre aveu, a essayé une fois de faire un plan et c’était un échec. Elle n’a pas terminé le roman car ça ne marchait pas.” me rassure. Alors, merci.

    1. La parole est une improvisation, certes… c’est aussi, souvent, ce qui se produit lorsque je démarre l’écriture d’une nouvelle avec juste une idée… J’improvise une suite.

  4. Oui Sylvie c’est exactement ça écrire ! Un travail de titan car l’inspiration ne vient pas comme cela toute seule (sauf sous la douche ou en pleine nuit évidemment, la phrase qui tue s’imprime dans ton cerveau mais tu l’auras oublié quand tu reviendras t’assoir à ton bureau…).
    Rien ne vaut le travail. Les auteurs les plus talentueux sont aussi des gens qui passent leur temps à écrire et, ainsi, à se perfectionner sans cesse.
    Mais quand l’écriture est une passion, ce n’est plus forcément ressenti comme un travail.
    Bon courage à toi sur ce long chemin.
    PS : J’ai personnellement choisie “auteure” et non “autrice”, une sorte d’hommage à nos amis francophones outre-Atlantique qui ont féminisé le nom des métiers avant que nous nous y mettions de notre côté. De plus, j’aime cette évolution du mot qui n’est que le reflet de son histoire. 🙂

  5. Très bel article, qui sonne très juste. Comme toi et Carine Poirier j’ai depuis longtemps choisi le terme auteure, l’autre a tendance à me faire grincer des dents, (j’espère qu’aucune de mes amies “autrices” et tellement fière de ce titre ne passeront par là 😉 )
    Je ne me considère pas comme une auteure, car comme tu le dis très justement, le travail de blogueuse et d’auteure n’est pas le même. Je suis plutôt du genre lectrice boulimique.
    Parfois il m’arrive d’écrire de courts textes, car des personnages me hantent, jusqu’à ce que je me décide à écrire leur histoire. Mais dans c’est cas là, j’écris pour aider les enfants. Bonne continuation.

    1. Bonjour Mickaline,
      Merci pour ton commentaire… qui me fait penser que j’étais en train de me demander si je ne créerais pas un groupe FB pour pouvoir y poster des textes tels que les tiens, des textes d’auteur.e.s occasionnels. Dis-moi. Si tu avais l’occasion de publier ce que tu écris, le ferais-tu ?

  6. Personnellement, j’écris parce que j’ai besoin d’évacuer ce que j’ai en tête. C’est la raison pour laquelle je fais un blog, il y a toutes ces idées, ces choses auxquelles on pense, que je dois mettre sur papier. Je me sens tellement mieux après 😀

    Concernant la rédaction d’un roman de fiction, je me dis qu’un jour, peut-être, j’embarquerai dans ce train à destination de New York. Et peu importe qu’il y arrive ou pas… le voyage lui-même en vaudra la peine !

    Merci pour cet article que j’ai réellement apprécié. Bonne continuation à toi !

  7. Merci pour cet article ! Pas de remèdes miracle, juste écrire et écrire avec ce que l’on est. Bravo pour cet article et aussi parce que tu as maintenu dedans l’intrigue jusqu’à la fin ?

Ecrivez un commentaire, je me ferai un plaisir d'y répondre.

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