đŸŽ§đŸ–‹ïžL’AmĂ©rique des Ă©crivains : La seule diffĂ©rence entre Ernest J. Gaines et moi.

Pourquoi un blog ?

Il se trouve que j’ai dĂ©marrĂ© l’écriture, depuis 4 ans (dĂ©jĂ  ?), d’un conte “Les Histoires vraies du Bougreloche”, qui n’est toujours pas terminĂ©.

Tenir un blog est, curieusement, la façon que j’ai trouvĂ©e pour aller plus vite, pour accĂ©lĂ©rer le processus.

Mon idĂ©e, au dĂ©part, il y a quelques mois, Ă©tait d’y publier mes avancĂ©es (pour me contraindre Ă  avancer!) et d’y recenser les techniques d’écriture qui marchent afin de les partager avec d’autres apprenti(e)s auteur(e)s.


A propos de ce mot, “auteur”
  Auteure, autrice
 La controverse fait rage.  Autrice serait plus conforme Ă  la rĂšgle de formation de la langue française. Soit. C’est une rĂšgle qui souffre de nombreuses exceptions. Dans autrice, j’entends “eau triste”. Quelque chose de plat, de sombre et de mort. Dans auteure, j’entends “hauteur”, promesse d’élĂ©vation et de neiges Ă©ternelles. Ce n’est pas toi qui me contredira, amie lectrice, toi qui comprends si bien le langage des oiseaux. J’ai tranchĂ©. Ce sera auteure.


En mĂȘme temps, ces techniques d’écriture qui marchent, je les aurais utilisĂ©es pour Ă©crire un roman.

AprĂšs de nombreuses recherches sur le net, j’ai trouvĂ©, effectivement, quelques blogs donnant des conseils qui m’ont paru sages et avisĂ©s. Beaucoup d’autres, aussi, oĂč aprĂšs quelques articles du genre “les 10 Ă©tapes de l’écriture d’un roman”, l’auteur fait la pub pour son coaching.  C’est de bonne guerre.

Curieuse comme je suis, j’ai cherchĂ© Ă  savoir qui Ă©taient ces auteurs et ce qu’ils avaient publiĂ©. Quelques-uns proposent de lire leurs Ă©crits pour se faire une opinion. C’est la moindre des choses. C’est lĂ  que le bĂąt blesse. Je n’ai rien trouvĂ© qui me fasse rĂȘver.  Rien qui me fasse m’exclamer “Waow, je veux Ă©crire comme ça !”

Sans compter que pour ĂȘtre coachĂ©e, il faut ĂȘtre “coachable”. Ce qui n’est (peut-ĂȘtre!) pas mon cas. J’ai la tĂȘte trĂšs dure quant Ă  ce que je crois bon pour moi, je n’apprends que de mes propres expĂ©riences.

Revenant un peu en arriĂšre sur le “pourquoi j’écris”, je me rends bien compte qu’il ne s’agit pas du tout du “pourquoi je veux ĂȘtre coachĂ©e”. J’ai donc pris une dĂ©cision. Ce blog deviendra, finalement, le moyen de publier au fur et Ă  mesure mon roman en train de s’écrire.

Pour les conseils d’écriture, je me tournerai plutĂŽt vers des auteurs accomplis, publiĂ©s, irrĂ©futables. Les autobiographies ne font pas dĂ©faut. Les auteurs sont bavards, au moins sur le papier. Voila qui fait mon affaire.

Ceci mis au point, voyons comment ils s’y prennent, ces auteurs accomplis.

 

bonhomme-blanc-machine-Ă©crire

L’AmĂ©rique des Ă©crivains

Par pur hasard j’ai choisi pour dĂ©buter les Ă©crivains amĂ©ricains.  Pour effectuer mon analyse, je me suis appuyĂ©e sur “L’AmĂ©rique des Écrivains“, de Pauline GuĂ©na et Guillaume Binet.


Pauline GuĂ©na (Fleuve (2005, Prix du Premier Roman) et Guillaume Binet, respectivement Ă©crivaine et photographe, ont publiĂ© chez Robert Laffont un magnifique bouquin que je vous recommande de vous procurer si vous voulez comprendre comment Ă©crire “comme un Ă©crivain amĂ©ricain”.

Pour Ă©crire “L’AmĂ©rique des Écrivains” (sous-titrĂ© road trip, Prix des Lectrices de Elle), le couple a effectuĂ© un grand pĂ©riple en famille et en camping-car, tout autour des États-Unis et du Canada, pour y rencontrer tous les Ă©crivains qui ont acceptĂ© un entretien.

Les photos de Guillaume, mystĂ©rieuses et poĂ©tiques, nous immergent avec beaucoup de douceur dans l’ american way of life. Les brĂšves transitions Ă©crites par Pauline entre deux rencontres sont elles-mĂȘmes un voyage en Ă©criture, une belle dĂ©couverte en ce qui me concerne.

Les entretiens de Pauline avec Laura Kaschicke, Russel Banks, Richard Ford ou encore Denis Lehane -ils sont 26 Ă  avoir dit oui- nous en apprennent beaucoup sur l’art de l’écriture.


livre-lamerique-des-ecrivains

Comment démarrent-ils ?

Je suis subjuguĂ©(e) depuis longtemps par la langue de Gilles Archambault, le savoir-faire de Margareth Atwood, la puissance de Dinaw Mengestu. T.C Boyle me transporte, Georges Pelecanos m’embarque, Craig Davidson me fait voyager.  Mais mon maĂźtre absolu, c’est James Lee Burke (et Christophe Mercier, le traducteur de James Lee Burke, car je le lis en français).

Écrire comme James Lee Burke et mourir, c’est le programme que je me suis fixĂ©. Écrire, tout de suite. Mourir, beaucoup plus tard.

AprĂšs lecture et analyse des recettes de vingt-six Ă©crivains amĂ©ricains grĂące Ă  L’AmĂ©rique des Écrivains, je suis soulagĂ©e d’un grand poids.

Il y a, comme souvent, une mauvaise nouvelle et une bonne.

Les lecteurs de cet article ont lu aussi :  đŸŽ§đŸ–‹ïžL'Ă©lĂ©ment dĂ©clencheur de l'intrigue / 7 clĂ©s Ă  connaĂźtre

La mauvaise nouvelle

La marche Ă  suivre infaillible, la progression Ă©tape par Ă©tape que l’on m’a conseillĂ©e sur le dernier blog littĂ©raire cherchant Ă  me vendre du coaching n’existe pas.

C’est du pipeau.  De la bouillie pour les chats.  La recette parfaite de l’écriture de roman n’est pas de ce monde.  HĂ©las, on n’écrit pas de la fiction comme on Ă©crit un article de blog.


Pour un article de blog, c’est simple. Long, mais simple. Il suffit de : Trouver le sujet, se renseigner sur ce que les lectrices potentielles veulent savoir ou comprendre, faire une recherche et collecter des informations, analyser les informations, se faire un avis personnel sur le sujet, puis structurer ton texte en paragraphes en prenant soin de bien chiader tes titres et sous-titres pour faciliter la lecture en diagonale, Ă©crire entre les sous-titres, autrement dit, boucher les trous, relire, vĂ©rifier l’orthographe, la syntaxe, le niveau d’écriture, rechercher des photos libres de droits pour illustrer ton article, ce qui est vivement conseillĂ© sur internet.

Pour un rapport ou une thĂšse de doctorat sur n’importe quel sujet, c’est exactement la mĂȘme dĂ©marche, en plus fouillĂ©. Mais non, non, non. Ça ne marche pas pour de la fiction.


 

bonhomme-blanc-Ă©crivant-machine

 

C’est merveilleux, n’est-ce pas ? Oui, ça, c’est la mauvaise nouvelle.  Elle est bonne, non, je vous ai bien eu(e )?

Pour Ă©crire de la (bonne !) fiction, aucune mĂ©thode n’est infaillible. Ce qui ne veut absolument pas dire qu’il n’y ait pas un certain nombre de techniques sur lesquelles s’appuyer.

Puis nous arrivons au meilleur moment, la bonne nouvelle.

La bonne nouvelle

Je suis LIBRE, entiĂšrement LIBRE, absolument LIBRE. C’est ce que me disent tous ces Ă©crivains.

La libertĂ©, ça me va. C’est bien sĂ»r aussi pour ça que j’écris. Certes, un peu de structure ne fait pas de mal, il a pu m’arriver par le passĂ© d’utiliser une to-do-list. Mais ce n’est pas ce qui met mes neurones en cavale. Mon inconscient ne fonctionne pas comme ça, et pour Ă©crire, bien, un bon roman, j’ai besoin de tout mon inconscient.

Dans mon inconscient se trouvent, entre autres choses, mes envies et mes besoins d’écriture, des personnages, les actions qu’ils commettent, les chemins qu’ils arpentent.

Mon boulot Ă  Moi, en tant qu’écrivain, c’est tirer sur le fil de l’inconscient et les sortir de lĂ  pour leur confĂ©rer une existence, palpitante ou poignante.

Je dois les mettre au monde. Écrire un roman, c’est accoucher.

La bonne nouvelle, c’est que je suis libre d’accoucher à mon rythme.

Je peux choisir le lieu, l’heure, la frĂ©quence, la construction
 qui me conviennent !

Ma façon Ă  moi sera la bonne ! La façon qui me ressemble. Pas besoin de m’astreindre Ă  de longues sĂ©ances de travail dĂšs cinq heures du matin si c’est le moment ou de balader mon chien.

Rien ne m’impose de connaĂźtre toute l’histoire dans ses moindres dĂ©tails avant de dĂ©buter, s’il y a deux scĂšnes centrales qui sont Ă©crites dans ma tĂȘte depuis des annĂ©es mais que je ne connais rien d’autre.

Il n’y a aucune obligation de contrîler tout de a à z pour commencer, bien au contraire.

Pour beaucoup d’écrivains amĂ©ricains, les tentatives de bĂątir le plan d’un roman avant d’en attaquer l’écriture se sont soldĂ©es par des Ă©checs cuisants.

Diable, on ne devient pourtant pas James Lee Burke en claquant des doigts.

write

 

Quelques exemples tirĂ©s de l’AmĂ©rique des Ă©crivains


DENIS LEHANE (Ce Monde disparu, Un Pays à l’aube)

Les lecteurs de cet article ont lu aussi :  đŸŽ§đŸ–‹ïžBlocage de l'Ă©crivain : comment le surmonter

“Je sais quelques trucs. Admettons, pour simplifier, qu’il y ait 26 Ă©tapes dans la construction d’une intrigue, nommĂ©es de A Ă  Z. J’ai besoin de connaĂźtre A, pour commencer. M pour me diriger quelque part. Et X, une chose qui se passe Ă  la fin. C’est tout. Le reste se dessine au fur et Ă  mesure que j’avance. Quand je fais des plans, ils me brident, ils me retardent.”


MARGARETH ATWOOD (La Servante Ă©carlate, C’est le CƓur qui lĂąche en dernier)

De son propre aveu, a essayĂ© une fois de faire un plan et c’était un Ă©chec. Elle n’a pas terminĂ© le roman car ça ne marchait pas.


RON RASH (Un silence brutal, Serena)

Commence avec une image. Jamais de plan.


WILLIAM KENNEDY (L’Herbe de Fer, Billy Phelan)

Invente l’intrigue au fur et à mesure. Il dit à Pauline “ça s’invente“.


CRAIG DAVIDSON (De Rouille et d’Os, Cataract City)

Laisse une idĂ©e s’installer puis commence un jour d’écrire. Rien de plus.


MARTIN WINCKLER (La Maladie de Sachs, Les Invisibles)

Avoue avoir besoin d’avoir le dĂ©but et la fin.


RICHARD FORD (Canada, Indépendance)

A besoin de savoir oĂč il va avant de commencer, mais avoue que ça ne se finit pas toujours comme il pensait au dĂ©but. Il commence avec un titre en tĂȘte, qui n’est pas forcĂ©ment celui qui sera retenu lors de la publication.


GEORGES PELECANOS (The Wire, Treme
Hard RĂ©volution, Le Chien qui vendait des chaussures)

PrĂ©pare une documentation complĂšte avant de dĂ©marrer l’écriture, mais il ne sait rien de l’intrigue au moment oĂč il commence.


ERNEST J.GAINES (ColĂšre en Louisiane, Dites-leur que je suis un homme)

Les lecteurs de cet article ont lu aussi :  Devenir Ă©crivain premiĂšre partie [1/4] - Podcast 🎧

Fait un plan, puis l’oublie. Il dit : “un livre, c’est comme un voyage en train. On va aller Ă  New York en train. On sait que des passagers vont monter, d’autres descendre. Mais on ne sait pas comment ils seront habillĂ©s, oĂč ils vont s’asseoir, ce qu’on va manger
 On ne connaĂźt aucun des dĂ©tails. Mais on va bien Ă  New York. Enfin parfois on atterrit Ă  Philadelphie.“


La seule différence entre Ernest J. Gaines et moi

C’est rassurant, n’est-ce pas ? Si mĂȘme lui ne sait pas oĂč il va atterrir, je pense que je peux moi aussi monter dans le train, non ?

A ce stade, la bonne nouvelle, c’est que la seule diffĂ©rence entre Ernest J. Gaines et moi c’est que lui, il s’assoit, il Ă©crit, il ne lĂąche pas l’affaire avant d’avoir complĂštement dĂ©roulĂ© le fil de l’inconscient et accouchĂ© d’un nouveau bĂ©bĂ© pĂ©tant de santĂ© et promis Ă  un bel avenir.

La bonne nouvelle, la trùs bonne nouvelle, c’est que ma façon de faire sera la bonne.

Je m’assieds.

J’écris.

C’est tout.

Et d’ailleurs, vous pouvez me lire sur ce blog. Par exemple, ici [ROMAN], ici [CONTE], ou ici [NOUVELLE].

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14 rĂ©ponses Ă  “đŸŽ§đŸ–‹ïžL’AmĂ©rique des Ă©crivains : La seule diffĂ©rence entre Ernest J. Gaines et moi.”

  1. Merci pour cet article ! Pas de remĂšdes miracle, juste Ă©crire et Ă©crire avec ce que l’on est. Bravo pour cet article et aussi parce que tu as maintenu dedans l’intrigue jusqu’Ă  la fin ?

  2. Personnellement, j’Ă©cris parce que j’ai besoin d’Ă©vacuer ce que j’ai en tĂȘte. C’est la raison pour laquelle je fais un blog, il y a toutes ces idĂ©es, ces choses auxquelles on pense, que je dois mettre sur papier. Je me sens tellement mieux aprĂšs 😀

    Concernant la rĂ©daction d’un roman de fiction, je me dis qu’un jour, peut-ĂȘtre, j’embarquerai dans ce train Ă  destination de New York. Et peu importe qu’il y arrive ou pas… le voyage lui-mĂȘme en vaudra la peine !

    Merci pour cet article que j’ai rĂ©ellement apprĂ©ciĂ©. Bonne continuation Ă  toi !

    1. Merci CĂ©dric. A bientĂŽt Ă  New-York. Ou ailleurs.

  3. TrĂšs bel article, qui sonne trĂšs juste. Comme toi et Carine Poirier j’ai depuis longtemps choisi le terme auteure, l’autre a tendance Ă  me faire grincer des dents, (j’espĂšre qu’aucune de mes amies “autrices” et tellement fiĂšre de ce titre ne passeront par lĂ  😉 )
    Je ne me considĂšre pas comme une auteure, car comme tu le dis trĂšs justement, le travail de blogueuse et d’auteure n’est pas le mĂȘme. Je suis plutĂŽt du genre lectrice boulimique.
    Parfois il m’arrive d’Ă©crire de courts textes, car des personnages me hantent, jusqu’Ă  ce que je me dĂ©cide Ă  Ă©crire leur histoire. Mais dans c’est cas lĂ , j’Ă©cris pour aider les enfants. Bonne continuation.

    1. Bonjour Mickaline,
      Merci pour ton commentaire… qui me fait penser que j’Ă©tais en train de me demander si je ne crĂ©erais pas un groupe FB pour pouvoir y poster des textes tels que les tiens, des textes d’auteur.e.s occasionnels. Dis-moi. Si tu avais l’occasion de publier ce que tu Ă©cris, le ferais-tu ?

  4. Oui Sylvie c’est exactement ça Ă©crire ! Un travail de titan car l’inspiration ne vient pas comme cela toute seule (sauf sous la douche ou en pleine nuit Ă©videmment, la phrase qui tue s’imprime dans ton cerveau mais tu l’auras oubliĂ© quand tu reviendras t’assoir Ă  ton bureau…).
    Rien ne vaut le travail. Les auteurs les plus talentueux sont aussi des gens qui passent leur temps Ă  Ă©crire et, ainsi, Ă  se perfectionner sans cesse.
    Mais quand l’Ă©criture est une passion, ce n’est plus forcĂ©ment ressenti comme un travail.
    Bon courage Ă  toi sur ce long chemin.
    PS : J’ai personnellement choisie “auteure” et non “autrice”, une sorte d’hommage Ă  nos amis francophones outre-Atlantique qui ont fĂ©minisĂ© le nom des mĂ©tiers avant que nous nous y mettions de notre cĂŽtĂ©. De plus, j’aime cette Ă©volution du mot qui n’est que le reflet de son histoire. 🙂

  5. pierrefavrebocquet dit :

    Ecrire douze chapitre 1. Tu m’as touchĂ© en disant cela :-), parce que je m’y reconnais.
    J’aime Ă©crire pour inventer et pour prĂ©ciser une pensĂ©. Mais je prĂ©fĂšre de loin la parole qui est une improvisation et qui nous mĂšnent vers des horizons insoupçonnĂ©.
    Cette citation “De son propre aveu, a essayĂ© une fois de faire un plan et c’était un Ă©chec. Elle n’a pas terminĂ© le roman car ça ne marchait pas.” me rassure. Alors, merci.

    1. La parole est une improvisation, certes… c’est aussi, souvent, ce qui se produit lorsque je dĂ©marre l’Ă©criture d’une nouvelle avec juste une idĂ©e… J’improvise une suite.

  6. Superbe article!!
    Merci de nous ouvrir ton monde et de nous faire partager ta passion! Un vrai privilĂšge pour nous. Et bravo pour cette belle mission que tu t’es lancĂ©e.

    1. Merci pour tes encouragements, j’en aurais sĂ»rement besoin en cours de route.

  7. Excellent article juste et pertinent
    Étant musicien et crĂ©atif depuis le dĂ©but de la vie je me retrouve de façon plus posĂ©e et profonde par l’écriture

  8. Parents en Equilibre dit :

    PlutĂŽt rassurant de savoir que de grands noms partent aussi Ă  l’aventure sans savoir exactement ce qu’ils vont Ă©crire ! C’est Ă  peu prĂšs ce qu’il m’arrive Ă  chaque fois que j’Ă©cris !

    J’Ă©cris pour dire mes ressentis
    J’Ă©cris pour transmettre
    J’Ă©cris pour toucher, peut-ĂȘtre,
    J’Ă©cris pour raconter
    J’Ă©cris pour laisser une trace

    🙂

    1. Il y a tant de raisons, toutes bonnes ! Merci pour ton témoignage.

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