đŸŽ§đŸ–‹ïžComment Ă©crire comme Stephen King

Comme moi, vous aimeriez peut-ĂȘtre Ă©crire comme Stephen King ? Comme moi, vous vous ĂȘtes peut-ĂȘtre demandĂ©(e) comment garder le lecteur assidu jusqu’à la derniĂšre page, alors que vous Ă©crivez des pavĂ©s. Ou plus encore, des sagas en plusieurs tomes (ce qui n’est pas mon cas mais la question est la mĂȘme si vous Ă©crivez juste un roman).

Comment, dans une histoire complexe, prĂ©server le suspense en dĂ©veloppant l’intrigue et faire monter la pression de chapitre en chapitre, pour que, finalement, votre roman puisse se prĂ©valoir du doux anglicisme de page-turner.

De nombreux écrivains américains sont passés maßtres dans cette discipline.

S’il y a un auteur qui connaĂźt la mĂ©thode, c’est bien Stephen King.

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Pour Ă©crire comme Stephen King, faisons donc une brĂšve analyse d’un de ses romans : 22/11/63.

Aujourd’hui, nous allons tenter d’y voir plus clair dans l’intrigue de 22/11/63 (titre français Smile), un livre fascinant, quoique trùs long. Plus de neuf cents pages.

Comment Ă©crire un roman de neuf cents pages comme Stephen King ? Certes, il faut travailler, travailler, et travailler encore.

Cependant, l’application de quelques procĂ©dĂ©s tout simples peut vous aider Ă  vous rapprocher de ce maĂźtre du suspense.

RĂ©sumĂ© de l’argument de 22/11/63

Voyons d’abord de quoi “ça parle”.

Nous sommes en 2011. Le narrateur, Jake, est professeur d’anglais dans un collĂšge. Ce qui correspond, aux USA, Ă  nos lycĂ©es Ă  nous. Les Ă©tudiants qui sortent des collĂšges vont ensuite Ă  l’universitĂ©.

Jake (diminutif de Jacob, Jacques se dit James en anglais
 et Jack est le diminutif de John
 Si si ! Smile) corrige ses derniĂšres copies en salle des profs avant de quitter l’établissement. Les vacances sont lĂ  !

On apprend que Jake vit seul et qu’il est divorcĂ© d’une femme alcoolique. Il a l’air de s’ennuyer pas mal, toute sa vie tourne autour de ses Ă©lĂšves.

Par une suite de concours de circonstances et de dĂ©cisions pas vraiment rĂ©flĂ©chies, le tout savamment orchestrĂ© par King (ne comptez pas sur moi pour vous en dire plus), il se retrouve d’un coup  “rĂ©trogradĂ©â€ en 1958.

Un suspense étalé sur 5 ans

Ah bon. Mais le titre, c’est bien 22/11/63 ? Et on dĂ©barque en 1958 ?

Oui madame, oui monsieur. Le 22 novembre 1963, c’est le jour de l’assassinat de JFK Ă  Dallas, Texas. C’est cet assassinat que Jake va devoir tenter d’empĂȘcher. Je ne dĂ©voile rien de l’intrigue. Tout ce que je vous dis lĂ  est facile Ă  dĂ©duire de la couverture.

Ce qui m’intĂ©resse ici et dont nous allons parler, c’est comment fait King pour embarquer le lecteur dans ce long roman.

Entre 58 et 63, si je ne m’abuse, il se dĂ©roule
 5 ans ! Emmener le suspense sur une durĂ©e de 5 ans ? Wow !

Voyons voir, d’abord, la construction.

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La charpente d’un roman de Stephen King, du grand art dotĂ© d’une soliditĂ© Ă  toute Ă©preuve

La charpente du roman

Tout bon page-turner procùde d’une imputrescible charpente en bois de fer.

22/11/63 est construit sur une structure classique. Bien qu’il soit officiellement divisĂ© en six parties, on pourrait le sĂ©parer en trois, correspondant aux diffĂ©rents voyages dans le temps de Jake.

LĂ  oĂč la plupart des romans ont une partie d’exposition, une partie de dĂ©veloppement et une partie de rĂ©solution, avec le fameux climax, King dĂ©montre sa maestria en dotant chacun de ces voyages de cette charpente.

Je m’explique.

Jake voyage dans le temps.

A chaque voyage, son exposition, son développement, sa résolution.

Chaque partie est un mini roman.

Évidemment, chaque voyage est plus long que le prĂ©cĂ©dent.

Pour chacun, la tension monte, monte, monte
 Ă©clate un coup de tonnerre qui n’est jamais vraiment celui auquel le lecteur s’attend
 puis monte, monte, monte
 etc.

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Voici l’ambiance aux States en 1958.âŹ‡ïž

Neuf cents pages et des poussiĂšres

Neuf cents pages, c’est vraiment trĂšs long. ForcĂ©ment, il y a quand mĂȘme quelques moments oĂč il ne se passe pas grand chose, si ce n’est que ce Jake, qui est un mec bien, devient comme notre meilleur pote.

Le lecteur doit pouvoir s’identifier au personnage -c’est un peu plus difficile pour moi qui suis une femme, de m’identifier Ă  un homme, mais si j’en Ă©tais un, je serais ce Jake lĂ .

Et puis, il ne se passe rien, c’est vite dit !

Connaissant l’oiseau (pardon, connaissant le King des oiseaux Smile), chaque dĂ©tail Ă  son importance.

En admettant que cette l’importance ne vous saute pas aux yeux tout de suite, soyez assurĂ©(e)s que ça viendra.

Trois procĂ©dĂ©s employĂ©s par King pour nous emmener lĂ  oĂč il veut (par le bout du nezSmile !)

King emploie trois procĂ©dĂ©s (au moins) qui non seulement permettent au lecteur de tenir le coup durant les neuf cents pages, mais font de son expĂ©rience de lecture un puissant gĂ©nĂ©rateur d’émotions, d’idĂ©es, de supputations


Un vrai bonheur de lecteur !

Et voici l’ambiance aux States en 1963.âŹ‡ïž

Voyons de plus prÚs ces trois procédés :

Premier procĂ©dĂ© : rassurer en inquiĂ©tant
 ou l’inverse

Ce procĂ©dĂ© est frĂ©quemment utilisĂ© par de nombreux auteurs. Pour donner son plein rendement, le livre doit ĂȘtre Ă©crit au passĂ©. Ce n’est pas obligatoire, mais c’est mieux. Ici l’imparfait, le passĂ© simple
 plus rarement le passĂ© composĂ©, feront l’affaire.

C’est, comme souvent chez King, le hĂ©ros, Jake, qui raconte.

Et c’est lĂ  que ça devient intĂ©ressant.

A chaque fois que l’action sera ralentie un peu (diable ! cinq ans ! On ne peut pas passer cinq ans sans dĂ©bander son arc narratif un tout petit peu) Jake dira quelque chose du genre :

–Si j’avais su ce qui allait se produire, je n’aurais pas agi comme ça


ou bien

-Ma vue devait ĂȘtre obscurcie car je n’ai pas compris tout de suite ce que ça impliquait


Ce sont mes formules, pas celles de King. C’est pour vous faire saisir l’idĂ©e.

Vous voyez le principe ?

Le narrateur va dĂ©crire (ou vient de dĂ©crire, les deux fonctionnent), un Ă©vĂ©nement en apparence anodin
 mais il vous dit que non, ce n’est pas anodin.

Mais il n’y a que lui qui sait pourquoi.

A ce moment-lĂ , si vous ĂȘtes comme moi, vous Ă©chafaudez un tas d’hypothĂšses


Forcément, vous vous plantez !

Puisque, bien sĂ»r, c’est lui qui sait ! Pas vous !

Comment pourriez-vous ?

A ce moment du rĂ©cit, qui, je vous le rappelle, se dĂ©roule Ă  l’imparfait, le personnage ne sait pas encore, ne peut pas savoir ce qui va se produire, alors que, quelques temps plus tard, devenu narrateur de son aventure, il est parfaitement au courant, a posteriori.

Le plus fort, c’est que vous ĂȘtes, par ce procĂ©dĂ©, Ă  la fois inquiĂ©tĂ©, et rassurĂ© !

Oui oui !

InquiĂ©tĂ©, car “que va-t-il se passer qui aurait mĂ©ritĂ© d’ĂȘtre prĂ©vu ? Ça doit ĂȘtre grave, en tout cas, c’est important.”

RassurĂ©, car “pour que Jake puisse dire ça, il faut bien qu’il s’en soit sorti, d’une maniĂšre ou d’une autre. Mais laquelle ?”

Avec ça, il vous emmĂšne oĂč il veut, en tout cas quelques pages plus loin.

Ce n’est pas un rĂ©sultat trĂšs difficile Ă  obtenir.

Essayez donc !

Prenez garde cependant de bien doser et de tenir la promesse implicite, rien de pire que de faire monter la pression pour rien. La montagne ne doit, en aucun cas, accoucher d’une souris.

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MĂȘme pas peur ! Mais je voudrais bien savoir ce qu’il va se passer


DeuxiÚme procédé : entretenir le mystÚre

Pour que le suspense fonctionne, le lecteur doit se poser des questions, croire qu’il connaĂźt la rĂ©ponse, vouloir vĂ©rifier s’il est plus malin que l’auteur, douter
 et continuer Ă  lire.

King fait ça à la perfection.

Assez facilement, somme toute.

Si vous avez vous-mĂȘme une bonne histoire Ă  raconter, je vous encourage Ă  essayer.

Faites donc ceci :

Placez trĂšs vite un Ă©lĂ©ment en apparence anodin dans votre rĂ©cit, sans rapport Ă©vident avec ce que vit le hĂ©ros, que vous ferez Ă©voluer en fonction des besoins de l’intrigue, qui maintiendra l’intĂ©rĂȘt du lecteur et qui fournira un Ă©lĂ©ment de rĂ©solution semblant tomber du ciel.

Ce qui fera dire Ă  votre lecteur, d’abord : “ah ben merde, j’ai tout imaginĂ©, mais celle-lĂ , je ne l’ai pas vu venir.”

Et puis : “et pourtant, c’était sous mon nez”.

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Dans 22/11/63, ça commence par un personnage de clodo rĂ©pondant au doux sobriquet de “carton jaune” (car il possĂšde un carton jaune !) qui est prĂ©sent Ă  l’arrivĂ©e de Jake en 1958 et qui semble en savoir beaucoup plus que lui.

Lui, Jake, ne sait rien de rien. Un oisillon sorti de l’Ɠuf !

Comme toi, lecteur !

Lors du premier voyage de Jake, qui se termine aux alentours de la page 100
 carton jaune est carton jaune.

Lors du deuxiùme voyage, qui se termine aux alentours de la page 250
 carton jaune devient carton orange.

TroisiÚme voyage, enfin, carton orange devient carton noir, et meurt, dÚs le début.

En faisant ça, King nous dit que la rĂ©pĂ©tition, qui est un bon moyen d’ancrer une idĂ©e, s’use si on en abuse.

Il prend soin de faire Ă©voluer son gimmick.

Avant de mourir, carton jaune devenu orange, puis noir, prononce quelques mots obscurs.

L’un de ces mots, incomprĂ©hensible pour nous comme pour Jake, va devenir le nouveau gimmick et hanter les situations jusqu’à la fin.

Carton jaune à passé le relais, avec brio.

Pendant toute la premiĂšre et mĂȘme la deuxiĂšme partie, je me suis demandĂ©e Ă  son sujet : “qui c’est celui-lĂ  ?”

J’ai Ă©chafaudĂ© les hypothĂšses les plus farfelues.

AprĂšs tout, le voyage dans le temps nous a habituĂ© Ă  bien pire en terme d’incohĂ©rences.

Suivez mon regard et voyez Marty McFly !

Carton jaune est-il une autre version de Jake lui-mĂȘme ?

Non, Jake est trĂšs grand. Carton Jaune est petit.

Est-ce Harry ?

Mais non, Harry est encore un enfant en 1958.

Est-ce Al ?

Al est mort en 2011.

Tiens d’ailleurs c’est Ă  peu prĂšs au mĂȘme moment que carton jaune meurt


Comment ça au mĂȘme moment ? Ah oui, au mĂȘme moment de lecture, quand Jake passe d’une Ă©poque Ă  l’autre


Impossible de me faire une conviction durable, et pourtant, je sais qu’au bout des neuf cents pages, j’aurai la rĂ©ponse et qu’à ce moment lĂ , elle me paraĂźtra Ă©vidente !

Comme il m’énerve, ce Stephen King, et comme il m’enchante !

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Le temps s’en va, le temps s’en va, madame. Las ! Le temps, non. Mais nous nous en allons.

TroisiÚme procédé : travailler la vraisemblance

Un autre gimmick intĂ©ressant Ă  observer, c’est une petite phrase que nous rĂ©pĂšte souvent Jake


“Le passĂ© s’harmonise”.

Qu’est-ce que ça veut dire ?

C’est la façon de rĂ©soudre le paradoxe temporel imaginĂ©e par Stephen King.

De fait, toutes les aventures vĂ©cues par Jake en 1958 sont fondĂ©es sur une suite de synchronicitĂ©s Ă  faire pĂąlir d’envie un coach en dĂ©veloppement personnel.

DÚs le début du roman, nous apprenons que le passé résiste. Il ne veut pas changer.

DĂšs lors, Ă  chaque fois que ce sera possible, il aura Ă  cƓur (le passĂ©! Smile !) de se ressembler le plus possible.

De s’harmoniser.

Premier avantage, une force gigantesque qui s’oppose au hĂ©ros !

Bien pire que tous les méchants. Et il y en a, des vrais méchants, dans ce roman !

Mais le passé !

Comment voulez-vous lutter contre le passé ?

DeuxiĂšme avantage, “l’harmonisation” permet Ă  King de truffer son histoire de signes dans tous les sens et de rĂ©ussir Ă  nous faire trouver ça tout naturel.

Que ce soient les noms de personnages, leurs physiques, les lieux, les situations, qui se ressemblent si fortement d’un passage Ă  l’autre, d’une Ă©poque Ă  l’autre
 contre toute vraisemblance !

Et bien mais c’est nor-mal !

Puisque le passĂ© s’har-mo-nise


Et quand tout va mal, ou plutĂŽt, quand tout va se mettre Ă  aller mal trĂšs bientĂŽt, le passĂ© “ne veut pas changer”. Pratique, non ?

Ainsi, Jake, prof d’anglais, est assimilĂ© Ă  un hĂ©ros mythologique qui lutte contre une force primordiale, apprend, Ă©choue, se relĂšve, recommence, s’adapte, persĂ©vĂšre
 jusqu’au bout.

Enfin, quand je dis, les personnages, les lieux, les situations se ressemblent fortement


Il s’agit bien d’une ressemblance, pas d’une exacte similitude.

Si vous voulez que ça marche, prenez soin de modifier sensiblement les Ă©lĂ©ments


La ressemblance saute aux yeux de Jake, c’est un fort sentiment de dĂ©jĂ  vu, mais ça s’arrĂȘte lĂ .

Jamais deux fois exactement la mĂȘme chose !

Ainsi, le lecteur suit Jake pas Ă  pas, de pĂ©ripĂ©ties en dĂ©couvertes, de “bon sang, j’aurais du me mĂ©fier” en “pourtant, c’était Ă  prĂ©voir”, et ne lĂąche pas le roman jusqu’à la toute fin.

MĂȘme lors de la trĂšs longue partie centrale, oĂč Jake rencontre (bien Ă©videment) l’amour, dans le passĂ©, et oĂč sa vie trĂ©pidante semble se calmer un moment, s’équilibrer, les synchronicitĂ©s continuent de se manifester Ă  chaque carrefour.

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La menace est omniprĂ©sente et la mission qu’il convient d’accomplir, bien que relĂ©guĂ©e dans le futur, jamais vraiment loin.

Ce qui me donne envie d’écrire comme Stephen King

Au moment oĂč j’écris cet article, je n’ai pas terminĂ© de lire 22/11/63 ! Je ne bronche pas et je tourne les pages, je frĂ©mis par anticipation, je veux tout savoir sur carton jaune et la suite. Que se passera-t-il Ă  Dallas ? Jake reviendra-t-il en 2011 ? Seul ?

Je suis Ă  la page 750 et il est en bien mauvaise posture ! Je ne m’inquiĂšte pas vraiment pour lui, car je sais qu’il a survĂ©cu. Mais je m’inquiĂšte de savoir comment, et s’il a encore une chance de rĂ©ussir sa mission.

La partie de moi qui est trĂšs rationnelle me dit que non, qu’il va Ă©chouer, puisque JFK a Ă©tĂ© assassinĂ© Ă  Dallas Texas le 22 novembre 1963
 n’est-ce pas ?

A moins qu’un Jake ou un autre ne soit en ce moment mĂȘme quelque part dans les arcanes du temps en train d’essayer d’intervenir sur le passĂ© pour le changer


Qu’est-ce que j’en sais, aprùs tout ?

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Photo Rijan Hamidovic

Trois procédés
 et une grosse ùnerie ?

Il y a quand mĂȘme une Ă©norme Ăąnerie
 qui me laisse perplexe. DĂšs la page 23, nous apprenons, autre gimmick, que “la vie fait parfois des virages Ă  180°”.

Si l’idĂ©e est trĂšs claire, le calcul, lui, a de quoi Ă©tonner. 180°, c’est la moitiĂ© d’un cercle, qui comme chacun sait, comporte 360°.

Autrement dit, un virage à 180°, c’est quand vous revenez sur vos pas.

Or, tout le roman est bĂąti sur l’idĂ©e que, malgrĂ© les assertions d’Al qui prĂ©tend que le compteur se remet Ă  zĂ©ro Ă  chaque voyage, il est impossible de se baigner deux fois dans le mĂȘme fleuve. La vie ne revient jamais en arriĂšre. Jamais. C’est impossible.

C’est un phĂ©nomĂšne connu sous le nom de “flĂšche du temps” et mĂȘme si de trĂšs Ă©minents physiciens tels que Philippe Guillemant nous expliquent ce qu’est “La mĂ©moire du futur” avec la thĂ©orie de la double causalitĂ© (j’adore mais attention, c’est du lourd Smile !), on n’a encore jamais vu un vieux coq retourner dans l’Ɠuf.

Alors pourquoi ?

Pourquoi Stephen king écrit-il à plusieurs reprises (plus que cinq mais moins que dix, à vue de nez) que la vie fait parfois des virages à 180° ?

Vous n’allez pas me faire croire qu’il ne le fait pas exprĂšs, ce Stephen-lĂ  est dĂ©finitivement passĂ© maĂźtre es maĂźtrise.

Il y aurait donc une raison à ça ?

Est-ce que, par le plus grand des hasard, Jake ne passerait pas sa vie Ă  tenter de revenir sur ses pas, avant mĂȘme que ne se dĂ©clenche son expĂ©rience du voyage dans le temps ?

Est-ce pour cela que “c’est tombĂ© sur lui” ?

Allez savoir


Bon. On récapépÚte !

Pour Ă©crire un roman comme Stephen King, vous devez :

  • rassurer en inquiĂ©tant
 ou l’inverse
  • entretenir le suspense et faire que votre lecteur s’interroge, mais sans le lasser
  • rester le plus proche possible de la vraisemblance pour permettre l’identification.

Fastoche, non ?

Allez zou, asseyez-vous.

Écrivez !

C’est parti pour une fiction à la Stephen King !

Ah oui, juste avant,  dites-moi en commentaire si vous avez lu ce livre, 22/11/63, et quel souvenir il vous a laissĂ©.

Ou peut-ĂȘtre avez-vous dans votre manche un souvenir Ă©mu d’un autre roman de Stephen King, que vous me conseilleriez chaudement ?

Merci aussi, si cet article vous a intéressé, de le partager dans vos réseaux sociaux. Je vous en serais éternellement reconnaissante.

Je suis loin d’écrire comme Stephen, mais j’y travaille assidĂ»ment. Ou plutĂŽt, je travaille Ă  Ă©crire comme James Lee Burke
 J’ai du boulot ! Une autre fois nous verrons quelques procĂ©dĂ©s d’écriture mis en Ɠuvre par James. En attendant, si vous souhaitez lire mon polar, c’est ici que ce ça se passe.

J’écris aussi un conte, dans un tout autre style
 L’éclectisme ne me fait pas peur. Pour le lire, c’est ici. Et les nouvelles (temps de lecture moindre pour les lectrices pressĂ©es de courir vers leur manuscrit en cours
) sont lĂ .

Encore un mot, 22/11/63 a Ă©tĂ© adaptĂ© en sĂ©rie, que je n’ai pas vue (je ne suis pas trĂšs “tĂ©lĂ©â€). Les critiques sont ici.

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2 rĂ©ponses Ă  “đŸŽ§đŸ–‹ïžComment Ă©crire comme Stephen King”

  1. Parents en Equilibre dit :

    Wow ! Merci pour ce dĂ©cryptage hyper complet. Pas sĂ»re d’ĂȘtre encore d’attaque pour me frotter Ă  Stephen 😉

Ecrivez un commentaire, je me ferai un plaisir d'y répondre.

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